Je ne regarde pas tous les jours la télévision, des fois s'est pour regarder les nouvelles séries policières que j'adore !

Et puis, des fois il y a des reportages interessants !

Si vous n'aimez pas les gens qui commentent les émissions à la TV, ne venez pas me voir ! A part pour les fictions, je réagis toujours à ce que je vois !

Hier, il y avait "envoyé spécial" sur france 2 (il repasse dans la nuit de vendredi à samedi).

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Bon, le reportage sur le pain était amusant, mais pas très interessant vu que je ne mange que du pain de mie (sans croute ! ) bien industriel !

Il y avait aussi un reportage sur la police en banlieue "sensible", égal à tous ces reportages. J'voulais seulement ajouter, surtout pour les provinciaux, que la banlieue parisienne n'est pas synonyme de danger ! J'ai habité pendant 22 ans au Vésinet, à 20 km à l'ouest de Paris et je peux vous assurer que ce n'est pas ce qu'on appel une banlieu à risque, c'est même mortel quand on est jeune. Maintenant, j'habite dans une ville à côté, à Chatou, dans la CITE des marolles et je peux vous assurer que je n'ai jamais craint de sortir seule la nuit !

Et puis, il y avait un reportage sur la pollution en Côte d'Ivoire. C'est hallucinant de voir l'irresponsabilité de certaines personnes, apparemment pour une question d'argent !

Il y a plusieurs usines en Europe aptent à traiter ce genre de déchets, mais fallait y mettre le prix !

C'est tellement plus simple d'aller déposer ça "en douce" dans un pays pas trop regardant et faire 7 morts et plus de 4 000 personnes intoxiqués !

Les chauffeurs des camions qui transportaient les produits n'y sont pas pour grand choses, on leur à proposer une somme énorme pour déverser ces déchets, ils ne sont pas très riches en Côte d'Ivoire mais même des chauffeurs européens auraient acceptés, pour l'argent. Quand la décharge où ils devaient déversés les déchets à été bloqués par les habitants soupçonneux par l'odeur, ils ont déversés leur liquide meurtriers un peu là où ils pouvaient, y'en a même qui ont abandonnés leur camion là où ils étaient !

Heureusement, la France à envoyé la sécurité civile pour dépollué la région mais cela prendra plusieurs mois et combien de mois encore ? combien de villages abandonnés ?

Je vous mets quelques articles pris sur internet mais si vous voulez plus de renseignements, j'ai tapé dans le moteur de recherche :

côte d'ivoire+pollution+déchets toxiques

ENVIRONNEMENT-COTE D'IVOIRE :
Le "peuple sacrifié sur l'autel des déchets toxiques"
Fulgence Zamblé

ABIDJAN , 8 sep (IPS) - Un scandale de déchets toxiques déversés à Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire, a poussé le Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny à présenter la démission de son gouvernement, mercredi. L'inhalation des déchets a déjà provoqué la mort de quatre personnes et intoxiqué quelque 3.000 autres, selon des sources médicales.

D'une quantité de 400.000 litres, ces déchets toxiques contiennent, selon des experts nationaux, des ''agents organochlorés, du soufre mercaptans et une très forte teneur en hydrogène sulfuré, avec une concentration de produits sulfureux'' qui dégagent une odeur désagréable.

"En somme, c'est de l'hydrogène mélangé à de l'ammoniaque qui peut créer des démangeaisons et des céphalées", a expliqué, mercredi, le professeur Alexandre N'Guessan en service au ministère ivoirien de la Santé et de l'Hygiène publique, sur la deuxième chaîne de la télévision nationale.

Ces déchets toxiques provoquent également des troubles respiratoires, des saignements de nez, des brûlures au ventre et des diarrhées, selon des spécialistes.

La démission du gouvernement est intervenue au terme d'un Conseil des ministres extraordinaire, convoqué d'urgence face à la situation, et le président ivoirien Laurent Gbagbo a promis de faire toute la lumière sur ces déchets toxiques qui causent des dégâts au sein de la population.

La formation d'un nouveau gouvernement est attendue pour la semaine prochaine, après des consultations du Premier ministre reconduit dans ses fonctions.

En attendant, les populations de certains quartiers pollués ont décrété, jeudi, une journée "ville morte" pour dénoncer le caractère "assassin" du déversement de ces produits dans la ville. "Nos dirigeants ont sacrifié le peuple sur l'autel de leurs intérêts en lui servant des déchets toxiques", ont écrit des manifestants sur une pancarte, bloquant les voies menant vers des sites où sont déversés les produits incriminés.

Selon le consulat de France à Abidjan, dont les propos ont été rapportés par la presse locale, les déchets ont été déversés sur au moins neuf sites de différents quartiers de la ville, dont le quartier chic de Cocody qui est une zone résidentielle pour de nombreux cadres de ce pays d'Afrique de l'ouest.

Le ministère de la Santé a indiqué qu’un bateau nommé "Probo Koala", battant pavillon panaméen, a accosté au port d'Abidjan dans la nuit du 19 au 20 août dernier. Et, en collaboration avec l'entreprise ivoirienne Tommy, des produits toxiques ont été débarqués, avant d'être déversés sur des sites en pleine ville.

Selon certaines sources, des cadres de l'administration ivoirienne auraient reçu des pots-de-vin, estimés à 35 millions de dollars pour laisser débarquer les déchets toxiques. Cette somme n'a pas été officiellement confirmée par les autorités qui déclarent attendre la fin des enquêtes, pour faire une évaluation définitive.

Toutefois, interrogé vendredi soir par une radio étrangère captée à Abidjan, le Premier ministre a déclaré que le déchargement des produits toxiques n’a pas été fait gratuitement. ‘’La cargaison funeste de ce bateau a été refusée dans plusieurs autres ports ailleurs avant d’être déchargée à Abidjan; je ne crois pas que cela soit gratuit’’.

Le scandale des déchets toxiques confirme la corruption qui gangrène, depuis plusieurs années, l'administration ivoirienne, jusqu'au sommet de l'Etat. Six personnes ont déjà été arrêtées, mais leur identifiée n’est pas encore révélée. Et certaines personnalités sont soupçonnées d’être impliquées, dont le ministre des Transports, Innocent Anaky Kobenan, le directeur général des Douanes, Gnamien Konan et celui du Port autonome d'Abidjan, Marcel Gossio, un proche du chef de l'Etat.

"Aujourd'hui, nous payons le prix de la légèreté dans la gestion des affaires de l'Etat. Les dessous de table, les pots-de-vin, ils en ont pris beaucoup jusqu'à ce jour. Mais avec ce seul fait, nos dirigeants en auront pour leur compte", déclare à IPS, Marcel Kobenan, un jeune chômeur, manifestant non loin d'un site infecté dans la commune d'Abobo, un quartier populeux d'Abidjan.

Le ministère des Transports, la marine nationale et le port d'Abidjan se rejettent la responsabilité du débarquement de la cargaison scandaleuse, en attendant les conclusions de l'enquête.

Mais au même moment, l'ancien directeur général des affaires maritimes, le colonel Jean-Christophe Tibé-Bi, révèle à la presse : "Lorsque j'étais en service, j'ai été informé par mon collègue du Sénégal de la tournée du navire. Il m'a même conseillé de le refuser sans réfléchir. Mais à l'arrivée du navire, je n'étais plus en fonction".

A la suite d'une autre affaire de 205.000 dollars qui l'avait opposé aux agents des affaires maritimes, le colonel Tibé-Bi a été limogé de son poste, le 13 août dernier, par le ministre des Transports, Anaky Kobenan, soit une semaine avant l'arrivée du bateau chargé de déchets toxiques.

"Le bateau, c'est certain, a bénéficié de complicités au sein du ministère des Transports et du port", affirme Tibé-Bi.

Selon la direction des douanes, ‘’Lorsqu’un navire doit arriver au port d’Abidjan, la direction du port est informée d’avance, et les agents aménagent le quai où il doit accoster après autorisation. Dès son arrivée, la douane, la police maritime et la police civile effectuent un contrôle des produits, des marchandises ou des clandestins à bord’’.

‘’Une fois l’opération (de contrôle) terminée, la douane est chargée de l’escorte des produits vers leur destination finale’’, a expliqué à IPS, le colonel Lucien Kaké, conseiller du directeur général des douanes, précisant cependant que ‘’pour les déchets d'hydrocarbures destinés à faire l'objet d'un traitement dans une structure spécialisée, l'enlèvement ne fait pas l'objet d'escorte douanière’’.

Avec l'arrivée à Abidjan des experts étrangers sollicités par le gouvernement ivoirien, les personnes victimes des produits toxiques ont été invitées à se rendre dans les trois centres hospitaliers de la capitale économique -- Treichville, Cocody et Yopougon -- pour une première assistance gratuite.

‘’Je réside non loin du site infecté du zoo d’Abidjan. Pendant deux jours, j’ai respiré cette odeur. Aujourd’hui, j’ai la gorge qui démange et mon ventre qui ballonne’’, a raconté à IPS, Magloire Adjé, un ferronnier.

‘’Moi, mon corps me gratte tout le temps et mes yeux commencent à rougir’’, a indiqué, pour sa part, Thomas N’Cho, élève en vacances à Abidjan.

Tous ces malades étaient au Centre hospitalier de Cocody où un service d’accueil leur est réservé, a constaté IPS sur place.

Par ailleurs, un comité de surveillance a été mis en place pour un contrôle épidémiologique qui a demandé à la population d'éviter de s'aventurer vers les sites infectés qui sont à présent sous le contrôle de l’Office national de la protection civile.

Les riverains de ces sites ont commencé à déserter leurs maisons, tandis que les autorités promettent de ramasser les déchets toxiques et de les enfouir dans des ‘’sites sécurisés’’.

Des partis politiques réagissent à ce scandale, en majorité ceux de l'opposition et des organisations de défense des droits humains pour exiger l'aboutissement des enquêtes en cours afin que les coupables soient sanctionnés.

Depuis quatre ans, la Côte d'Ivoire est coupée en deux par une rébellion armée qui occupe la moitié-nord du pays. Des soldats avaient pris les armes le 19 septembre 2002 pour s'opposer, selon eux, à l'exclusion présumée des populations de cette partie du territoire. (FIN/2006)

Côte d’Ivoire

Quels déchets ?

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C'est sur le Probo Koala que sont arrivés les déchets toxiques déversés dans la région d'Abidjan dans la nuit du 19 au 20 août.
(Photo : AFP)

Trois semaines après le déversement de déchets toxiques dans des décharges autour d’Abidjan, la pollution diminue car une partie des polluants s’est évaporée. Environ 9 000 personnes ont été soignées pour vomissements, nausées, ou difficultés respiratoires. Des symptômes qui semblent montrer que ces déchets sont des résidus de l’industrie du raffinage. L’affréteur du navire pour sa part se déclare inquiet et affirme que le Probo Koala a déchargé des «eaux usées».

«Trafigura est très inquiète au regard des informations publiées sur la santé de la population d’Abidjan et recherche activement par quels moyens elle peut aider les autorités». Trois semaines après la catastrophe industrielle qui a coûté la vie à 6 personnes et qui a fait souffrir plusieurs milliers de personnes de nausées, de vomissements, ou de problèmes respiratoires, l’affréteur du navire, la multinationale Trafigura, réagit sur son site internet aux événements d’Abidjan à travers un communiqué. La compagnie, qui avait donc loué les services du Probo Koala pour ce transport d’«eaux usées», explique dans ce texte que «de hauts responsables de la compagnie sont actuellement à Abidjan et travaillent avec les autorités pour essayer d’établir ce qui s’est passé après le déchargement des déchets».

Sur son site internet, Trafigura indique également qu’elle est spécialisée dans toutes les activités liées au pétrole. La gamme des produits traités par l’entreprise «couvre l’ensemble des produits issus du raffinage». Le groupe est également positionné dans le commerce du pétrole ainsi que son transport, aussi bien par navire, pipe-line, voie ferroviaire ou camion. Dans son communiqué concernant Abidjan, Trafigura explique avoir «demandé par écrit à Tommy» de s’occuper de ces déchets en respectant les normes de sécurité. Tommy est la société locale qui a déchargé la cargaison du navire. La multinationale précise enfin qu’il venait du Nigeria où il avait livré de l’essence chargée en Estonie.

Quelques jours après le déversement des déchets dans les décharges ivoiriennes, des techniciens français et d’autres envoyés par les Nations unies, sont venus apporter leur soutien logistique aux spécialistes ivoiriens de la pollution. Plus de vingt jours après la catastrophe, rien n’a encore filtré concernant les résultats des analyses effectuées, notamment sur une éventuelle pollution de l’eau. Cependant une nouvelle rassurante a été donnée par le ministère de la Santé. Son porte-parole a indiqué que la pollution atmosphérique a fortement diminué. «Ils ont dit que c’était le sulfure d’hydrogène qui avait posé un problème», a expliqué le porte-parole Simeon N’Da. «Heureusement, ils ont dit qu’une grosse quantité s’était évaporée dans l’air, ce qui signifie que le danger est moins important pour la population». Respirer trop de sulfure d’hydrogène peut être mortel mais en petites quantités, cette substance est inoffensive.

La signature du sulfure d’hydrogène

Selon l’association écologiste Greenpeace, les déchets toxiques qui ont été expédiés dans les décharges ivoiriennes sont des boues issues du raffinage du pétrole. Ces boues sont riches en matière organique et en éléments soufrés très toxiques comme l’hydrogène sulfuré ou les mercaptans, à l’odeur nauséabonde. A Abidjan les victimes ont été rendues malades par l’inhalation de ce genre de substances.

Que ce soit l’information donnée par le ministère ivoirien de la Santé ou par Greenpeace, le sulfure d’hydrogène  semble donc être en cause dans cette pollution. Ce produit se trouve à l’état naturel en particulier dans le pétrole, le gaz naturel, les gaz qui jaillissent des volcans ou des sources d’eau chaude. Les activités industrielles génèrent elles aussi du sulfure d’hydrogène, comme le traitement des eaux usées ou le raffinage du pétrole. La mauvaise odeur de ce composant chimique permet à l’homme de s’en méfier.

Plus de résidus de raffinage en Afrique qu’ailleurs

«Eaux usées» ou résidus de raffinage ? Les informations en provenance de la capitale ivoirienne font pencher la balance vers la seconde hypothèse. Sur un plan purement économique, il  n’aurait pas été logique que le Probo Koala reparte à vide du Golfe de Guinée. A-t-il chargé les déchets en question dans l’un des Etats côtiers du Golfe ? Les enquêtes le diront peut-être. Une chose cependant est sûre : l’industrie africaine du raffinage n’est pas performante. Elle ne répond pas à la demande et le continent doit importer les dérivés du pétrole dont il a besoin. Les pays africains qui bordent la côte atlantique ont pourtant tous une raffinerie ou le projet d’en construire une, même si c’est au Nigeria que cette industrie est la plus développée. Ces installations sont le plus souvent vieillottes et produisent beaucoup de déchets. Les procédés de fabrication ne permettent pas d’utiliser au maximum ce que contient l’or noir.

Dans les pays développés, un raffinage plus performant permet de produire moins de résidus. En France, ces restes sont considérés comme des déchets industriels spéciaux et sont stockés dans des décharges dédiées. Souvent, ils sont incinérés. Les boues de raffinage contiennent des métaux lourds utilisés dans les processus d’extraction. Ces métaux sont dangereux pour la santé.   

Côte d'Ivoire

Grave crise sanitaire

Côte d'Ivoire

Photo: AFP/Issouf Sanogo

Un citoyen ivoirien montrant un des sites pollué à Abidjan.

Une affaire de déversement de déchets toxiques provoque l'arrestation de plusieurs dirigeants d'autorités portuaires en Côte d'Ivoire.

Parmi les personnes interpellées, on note la présence du responsable de Puma Energy, une filiale de l'entreprise qui a affrété le bateau d'où ont été déversées 528 tonnes de déchets toxiques. À la fin du mois d'août, ce déchargement dans plusieurs endroits d'Abidjan a plongé le pays dans une grave crise sanitaire.

Deux semaines après l'événement, l'ONU se veut rassurante pour la population d'Abidjan. Elle affirme que le réseau d'eau potable au pays n'a pas été touché. Par contre, elle prévient qu'une partie importante des déchets a été déversée dans la mer, dans la lagune d'Abidjan et à proximité des zones maraîchères, ce qui fait craindre une pollution de la chaîne alimentaire.

Une équipe d'experts français, dépêchée dans la capitale ivoirienne, préconise un enlèvement « d'urgence » des déchets et leur isolement immédiat.

Le gouvernement a mis gratuitement à la disposition des personnes intoxiquées 36 centres de santé et 2 unités de soins mobiles. Et pour répondre au flux exceptionnel de patients, le ministère de la Santé a dû recruter plus de 1000 médecins, chirurgiens dentistes et pharmaciens chômeurs.

par Colette  Thomas